prochaine projection


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Cin’Épingle

 

dans le cadre de ses réflexions sur les

 

Récits d’exils

 

               Le film documentaire que nous présentons, avec l’aimable soutien du Lieu documentaire, a été réalisé en 2017 par Yasser Kassab et Rima Alhamedd.

 

Il a pour titre : On the edge of Life. Très différent du précédent film que nous vous avions proposé - le chant des vivants de Cécile Allegra - il ouvre à nos réflexions et à nos échanges d’autres chemins d’exploration de la question qui nous occupe cette année, les récits d’exils.

 

Le film témoigne, certes, de l’exil. Mais il ne le fait pas, stricto sensu, par le récit. Monologue intérieur, messages personnels hasardés, il se fait poème. Il se fait poème en images pour approcher sensiblement le réel, un réel de l’exil : suspension du cours du temps, désagrégation de l’espace habitable qui accentuent l’assuétude au pays familier, arraché désormais, et aux êtres qu’on a dû quitter dont l’absence envahit le quotidien de l’exilé, déraciné désormais.

 

               C’est donc à une autre forme du témoignage que nous convient les réalisateurs, une forme qui met en relief l’absence jusque dans la parole, jusque dans les mots emportés au bord de la vie. The edge of Life, le bord de la vie sur lequel se tient l’exil côtoie le bord du gouffre, comme se tiennent l’avers et l’envers lorsque la médaille est contrainte à l’équilibre, sur sa tranche ; la question est alors de savoir : comment vivre ?

 

"On the edge of Life"

 

réalisé par

 

Yasser Kassab et Rima Alhamedd

 

📆 Jeudi 4 juin 2026 à 19h

📍au Lieu documentaire

(Maison de l’image )

31, rue Kageneck

Strasbourg

 

La projection sera suivie d’une discussion

 

Entrée libre avec plateau

 

Pour tout renseignement : [email protected]

 

Au plaisir de vous retrouver


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CinÉpingle

 

Récits d'exil

 

"Le chant des vivants" ouvrira la réflexion sur l'exil que nous avons décidé d'entreprendre cette année. L'angle que nous avons choisi est celui du récit, plus exactement des récits qui s'en peuvent faire. "Le chant des vivants" s'écrit en filmant, au sens où le récit avance, hésite, est suspendu ou trouve subitement sa voie, prend le temps et personne ne peut présager de ce qui va suivre; tout peut survenir et surprendre: un souffle, un mot, un silence, un soupir, une croche, une noire, une blanche, sur la portée du regard, sur celle de la voix...Nous intéresser à l'exil sous l'angle des récits est une façon d'hospitalité qui exige de nous, concrètement, de ne conditionner l'accueil ni au silence sur la catastrophe traversée, ni à son récit dans la forme d'une exhibition contrainte. Le temps d'une parole au plus près du corps meurtri - le temps long ou le jaillissement, qui pourrait dire? - c'est cela que nous impose ce film aux accents mystiques. Pourtant et résolument, il affirme que ce dont on ne peut parler il faut le chanter; ainsi s'étend le domaine de ce qui peut être dit qu'on pensait impossible, inaccessible. Cette délicate mais puissante intuition nous semble une propédeutique joyeuse à notre réflexion sur l'exil et ses récits, sur l'exil et la parole. C'est peu de dire que face à la violence, à son déchainement sur les voies migratoires, nous sommes sans voix. Pour peu le silence même serait inaudible. Cela, Cécile Allegra a su le montrer dans son film. Son récit a la douceur et la légèreté que gardent les plumes des anges qui ont été arrachées. Il y eu, il y a encore la brutalité, il y a eu la sauvagerie qui ébranle les montagnes sur les chemins migratoires et ouvre la mer menaçante sur ses abysses, mais ce film fait délicatement place à "une voix de fin silence". Ecoute! 

 

« Le chant des vivants »

 

Réalisé par Cécile Allegra

 

Mercredi 19 novembre 2025 à 19h

 

au Lieu Documentaire

(Maison de l’image)

31, rue Kageneck

à Strasbourg

  

 

La projection sera suivie d’une discussion.

Entrée libre avec plateau
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L’ordonnance de 1945 aurait eu quatre-vingts ans en 2025.

Ce texte, d’une importance considérable pour l’idée que nous nous faisons de la démocratie concrète portait une conception non seulement généreuse de la réponse judiciaire à la délinquance des mineurs, mais aussi intelligente, réfléchie et apaisée de l’importance cruciale de la Protection de l’enfance pour une société qui se veut démocratique : il a été abrogé en 2019, avant d’avoir été compris.

 

Durant près de quatre-vingts ans, l’ordonnance de 1945 n’a cessé d’être mise en cause et « amendée », modifiée au gré d’une actualité réduite au principe sécuritaire, disputée plus que discutée. C’est avec l’idée de rendre hommage à ses rédacteurs que nous avons entrepris, avec le soutien attentif du Lieu Documentaire, de montrer quelques documents remarquables sur ce sujet.
  

Ainsi, nous avons commencé le 17 novembre 2024 par « Les enfants perdus, une histoire de la jeunesse délinquante » de Valérie Manns. Le 28 janvier 2025, nous vous invitions pour « Les oubliés de la belle étoile » de Clémence Davigo. Et pour notre prochaine rencontre Cin’Epingle, nous vous proposons  :

 

« Pas comme des loups »

 

Réalisé par Vincent Pouplard

 

Mardi 24 juin 2025 à 19h

au Lieu Documentaire

(Maison de l’image)

31, rue Kageneck

à Strasbourg

 

(accédez à la bande annonce ci-dessous)

 

 

Roman et Sifredy sont en mouvement. Comme leur identité. Ces frères jumeaux avancent dans l’âge adulte, s’évertuant à comprendre le monde autour d’eux. Adolescents, ils ont connu séparément la captivité, la fuite et les parcours d’insertion. Ils ont connu ensemble l’insouciance, la violence, les jugements.

Aujourd’hui, les galères sont persistantes, mais comme ils disent : "le meilleur reste à venir".

Dans des lieux secrets, souterrains, squats, lisières de bois, sous des ciels nuageux ou des néons à faible tension, là où la clarté peine à s’imposer, ils inventent leur vie, son langage et ses codes.

Sans visages floutés, le film s’attarde sur la complexité de ces figures de "délinquants" en puissance. Le documentaire délaisse la peinture d’une génération pour un portrait sensible et détaillé de ces deux frères et de leur bande d’amis en proie aux mêmes questionnements. Il crée un autre chemin pour interroger ce refus des règles. S’y découvre tout à-coup la parole poétique, l’art de la joute d’une communauté à part. La caméra saisit les pleins mais aussi les vides : ces gestes refuges qu’ils adoptent lorsque leurs mots peinent, la cigarette, une brindille cueillie et malmenée, la pierre de feu du briquet qu’ils roulent à l’envers.

Le film dévoile une facette rarement entrevue de cette révolte : le calme qui accompagne la tempête.

 

La projection sera suivie d’une discussion.

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